Mode éthique: première bougie

En septembre dernier, il y a donc un an, j’ai décidé de ne plus acheter que des vêtements produits de façon éthique et durable. Douze mois, ça me paraissait presque infaisable à l’époque, et maintenant j’ai l’impression que j’ai toujours vécu comme ça – en tout cas je sais que je ne ferai plus marche arrière. Je n’ai plus du tout envie d’écumer des centaines de pages sur Asos, et j’ai presque un frisson dans le dos rien qu’à l’idée de mettre les pieds chez Zara. Je ne vais pas vous mentir, parfois ça me démange de commander une chouette pièce vue sur quelqu’un d’autre (ah, Instagram et son pouvoir de faire envie…), mais en général je me raisonne assez vite.



Je viens de faire le compte: en 12 mois, j’ai acheté 21 pièces:


Un nombre pas du tout prémédité – mon objectif pour cette première année éthique était avant tout de ne pas craquer sur de la fast fashion – mais dont je ne rougis pas, surtout au vu de mon historique.


Certes, la plupart de ces pièces m’a coûté plus cher, mais ça, c’est le jeu ma pov’ dame. La qualité a un certain prix, et c’est à moi de le porter en tant qu’acheteuse. Hors de question de compromettre sur les conditions de travail des personnes par lesquelles passent mes vêtements.



Bon. Vous avez sûrement vu que je me suis quand même acheté un jean chez Monki. Un jean que je porte beaucoup, souvent, partout, tout le temps, parce qu’il me va comme un gant. Sur le coup, je me suis déculpabilisée en me disant qu’il était en coton bio, mais honnêtement j’ai mal au coeur à chaque fois que je vois « Made in Bangladesh » sur l’étiquette. Bien que Monki soit loin d’être la pire des marques en matière d’éthique, cet achat entache mon parcours et ça, c’est dommage. Et aussi frustrant que cela puisse être, je me devais d’être honnête dans ce post, même si j’ai vachement honte.


Sinon, malgré le craquage du manteau Jean Jullien (qui, après tout, est un vêtement ET une oeuvre d’art, donc on va dire que ça va), j’ai été très raisonnable et je suis plutôt contente de mon bilan.
Les pièces achetées sont toutes de très bonne qualité, ont des coupes basiques qui ne se démoderont pas et constituent à peu près la base de ma garderobe. Je les porte toutes régulièrement, sans m’en lasser.
Une exception: le jean Sézane, qui contrairement à mes attentes ne se détend pas vraiment, et qui du coup est un peu juste (si ça vous intéresse de le racheter…).



Mes objectifs pour l’année à venir?
Eh bien figurez-vous que j’y ai réfléchi, et sans vouloir faire de tout cela une corvée en plus, j’ai déjà quelques lignes directrices:
  • Acheter encore moins, peut-être en me fixant certaines règles. 10 pièces maximum, par exemple, ou peut-être un budget total. Ou en faisant une liste de ce qu’il me “manque” (on est bien clair là-dessus, il ne me manque rien, mais on se comprend). Le but, c’est juste d’éviter les « caprices » et de me concentrer sur l’essentiel.
  • Découvrir de nouvelles marques, si possibles plus locales, parce que pour le coup je suis un peu tombée dans le vortex Everlane mais que c’était pas le but à la base, quand même.
  • Me tourner plus systématiquement vers la seconde main, qui reste quand même l’option la plus durable, et une superbe façon de se procurer de belles pièces à prix abordable.

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