Au revoir stress, bonjour slow blogging

– « Non mais qu’est-ce que tu attends pour publier ton compte-rendu de voyage? Bientôt il sera trop tard, ce sera l’été et plus personne n’aura la tête à lire tes longues tartines.

– Je sais mais je suis crevée là, et j’ai vraiment beaucoup de boulot. J’ai déjà l’impression de ne pas avoir le temps de me détendre, alors le temps de bloguer…

– Mais QUE VONT PENSER LES GENS? Tu vas les DECEVOIR! »

(extrait du dialogue qui se fait dans ma tête schizophrène à peu près à chaque fois que je traîne à publier un article).

 

 

Ca fait bientôt un mois que je suis rentrée de 3 semaines de voyage. 3 semaines de roadtrip dans le sud-ouest des Etats-Unis. C’était super, j’ai fait plein de photos, j’ai trop de trucs à raconter. Et pourtant, depuis mon retour, je n’ai pas trouvé (ou pas pris) le temps de démarrer ma série de blogposts.

Pire, depuis une dizaine de jours avant mon départ, je n’ai plus rien posté. Cela fait donc DEUX MOIS! Bouuu. Pas bien.

desert botanical gardens phoenix

La vérité, c’est que tout le monde s’en fout. Tout d’abord, plus les années passent, plus le nombre de gens qui lisent vraiment un article diminue. Aujourd’hui, on « double-tape » sur Instagram sans même lire les légendes des photos, alors un véritable dossier plein de texte, pfiou, ça décourage, hein.

Ensuite, tout le monde s’en fout, et moi aussi, au final. Depuis quand ai-je (re)commencé à me mettre la pression pour MON blog? Je n’ai pas de boss, pas d’investisseurs, pas de deadlines. Sauf si c’est dans le cadre d’une collaboration, je n’ai aucune raison de me précipiter. Personne qui m’attend au tournant, pas de risque de me prendre un avertissement, de perdre mon gagne-pain. « Mais si tu postes moins, tes visites baissent! » Big deal. Après tout, je dis toujours que le luxe de ne pas faire de son blog son activité principale, c’est que celui-ci ne doit pas devenir une source de stress. Mais alors, pourquoi ce burn-out?

area 51 roswell

L’auto-critique est un regard des plus difficiles. On se compare aux autres – pire truc à faire, vraiment, ça n’avance à rien. On se met des objectifs qu’on n’a même pas envie d’atteindre, juste parce que c’est « ce qu’il faut faire », parce que les autres ont une longueur d’avance, parce qu’on lit des conseils de personnes qu’on admire.

Et quand on a un peu de recul, on se rend compte à quel point c’est ridicule, mais quand on a le nez dedans, c’est difficile de faire la part des choses.

17757531_10154527089561375_3116770212183743356_n

Aujourd’hui, j’ai plein de projets en tête qui n’attendent que d’être réalisés, et je compte bien m’y mettre, même si ça me pousse à écrire moins, et que mes visites baissent, et que j’ai moins de likes, et qu’on ne m’invite plus à tel ou tel événement. Tant pis!

Il est temps que je privilégie ma santé mentale, que j’apprenne à écouter mon corps et ma tête, que j’y aille à mon propre rythme, même s’il est lent et irrégulier. Après tout, quoi de plus logique après ma conversion à la mode durable que de passer au slow blogging?

Mon compte-rendu de vacances arrivera quand il arrivera, j’y travaillerai dans les semaines à venir et comme d’habitude, il sera bien complet et informatif. Si vous avez des questions entretemps, j’y répondrai avec plaisir dans les commentaires, sur Facebook, Twitter ou Instagram!

monument valley

blog comments powered by Disqus