Less is more

jeans

Aujourd’hui, entre les blogs, Instagram, Pinterest, les célébrités, les soirées, les terrasses, les copines… il n’y a quasi plus une seconde où on n’est pas incitée à acheter. Il y a toujours une tendance à adopter, une nouvelle longueur de jupe, une couleur qu’on ne porte pas encore, une nouvelle variation d’un classique… A force, ça met comme une pression, vous ne trouvez pas? Moi, en tout cas, je plonge trop souvent la tête la première. Dès que je vois quelque chose que j’aime, il me le faut. Vêtements, accessoires, produits de beauté, et parfois même des objets pour ma maison. Quand il s’agit de consommer, disons que j’ai la gâchette facile.

Mais pourquoi, en fait?

Je ne sais pas très bien. Est-ce que j’ai vraiment besoin d’avoir TOUT? Et finalement, est-ce que c’est tellement important que ça, de « définir mon style »? Est-ce qu’il faut réellement se procurer les « essentiels du dressing intelligent » que me recommandent ces it-girls dont on me dit qu’elles savent mieux que moi?

Je pense que je ne vous spoile rien en vous disant que la réponse est, bien sûr: NON. Personne n’a besoin de 40 paires de chaussures, et moi en tout cas, je n’ai pas vraiment besoin d’un nouveau manteau, ni d’un énième pull en maille. Et en regardant mon dressing, je me rend compte que 80% des fois où j’ai cédé à la tentation, je faisais des mauvais choix. Des choix qui me rendaient heureuse sur le coup, et peut-être les 2 ou 3 premières fois où je portais une pièce, mais qui me frustrent systématiquement lorsque je réalise que  j’aurais mieux fait de m’abstenir. La plupart des choses, quand elles ne sont plus neuves, perdent leur « magie », leur intérêt. Et ce que je voudrais, c’est arriver à voir directement au-delà de l’aspect nouveauté, must-have, tendance. J’essaye, mais je me rends compte à mon grand dam que je n’y arrive pas toujours.

Et je pense avoir mis le doigt sur le noeud – ou en tout cas l’un des noeuds – du problème.

Ma façon de m’habiller a toujours été pour moi une manière de m’affirmer, de montrer qui je suis – ou qui je veux être. Et aujourd’hui, justement, je sens que je suis à un moment charnière, où je ne ressens plus le besoin de prouver quoi que ce soit à ce niveau-là. Je commence à entrevoir la personne que je suis vraiment, celle que j’assume, celle qui n’a pas besoin de se déguiser. Je n’ai plus envie de ‘copier’ ce que je vois sur les autres.

cropped-hoodie

Et j’avais l’impression que c’était une grande première, mais il m’a suffi de jeter un oeil sur les archives de mon blog pour le constater: plus je vieillis, plus je rencontre le besoin de ralentir ma consommation, d’adopter un mode de vie plus minimaliste, de faire le vide pour y voir plus clair.

On s’impose tellement de suivre tout et tout le monde, d’essayer un maximum de choses, qu’on ne peut qu’être constamment déçu(e)s d’être soi-même. Et puisque de toute façon, ce n’est jamais assez, peut être qu’il faut justement aller vers le « moins ».

over-the-knee-boots

Je sais, c’est moyen marrant comme blogpost, et ce serait sans doute bien plus divertissant de regarder une sélection de 10 paires de cuissardes et comment les célébrités les portent que de se farcir mes tartines, mais réfléchissez un instant et demandez-vous: ai-je vraiment les moyens de dépenser tellement d’argent dans des vêtements et compagnie? Est-ce que ce n’est pas irresponsable de renouveler ma garde-robe toutes les saisons? Le sentiment de « trop » n’engendre-t-il pas un énorme stress?

Pour ma part, en tout cas, je n’en peux plus: vivre avec des placards qui débordent et des objets éparpillés partout dans la maison, ça me donne le sentiment que rien n’a sa place, que tout est de trop. À un moment, j’ai eu envie de tout bazarder, alors j’ai trié, donné, revendu, mis de côté, organisé. Et puis, j’ai pris de bonnes résolutions.

necklace-moon-crescent

Je vous en parlais récemment, au mois de septembre j’avais par exemple décidé de ne plus rien acheter. Difficile à tenir en plein changement de saison, alors que les températures chutent et que, tous les jours, on nous bombarde de promos et autres soldes. Pourtant, pour être tout à fait honnête, je l’ai plutôt bien vécu. Surtout, ça m’a permis de prendre le temps de penser à ce que je voulais vraiment acheter une fois que mon auto-punition serait levée. Et alors que le mois de septembre était fini depuis quelques heures seulement, j’étais allégée de 400 euros, mais heureuse propriétaire de deux articles durables, de qualité, et qui m’accompagneront plus longtemps qu’une saison –  un sac et un pantalon noir, que je vous montrerai une fois reçus s’ils s’avèrent être à la hauteur de mes attentes (et sinon, pas de pitié: je renvoie)!

Pour le mois d’octobre, je vais essayer de m’en tenir à ça: pas d’achats coup de tête, pas de remplissage d’automne. Après tout, j’ai une garde-robes pleine de vêtements que je n’ai pas portés depuis des mois et qui n’attendent qu’une chose: passer le test du changement de saison!

sneakers

Et histoire de rester concentrée sur mes objectifs et de ne pas en dévier à la moindre newsletter annonçant -50% sur une sélection d’articles (je ne vise personne, n’est-ce pas ASOS), je me constitue une wishlist dans laquelle je fais un tri régulier, histoire de voir quelles sont les obsessions qui persistent et celles qui passent. Et si elles en valent vraiment la peine, elles attendront bien jusqu’au 1er novembre, voire jusqu’aux prochaines soldes.

Vous pouvez en voir un extrait dans les photos qui illustrent cet article, et si ça vous intéresse, je sauve tout sur un board Pinterest.

Allez, souhaitez-moi bonne chance et dites-moi si vous êtes vous aussi dans la même démarche, on créera un groupe de soutien! 💪🏻

blog comments powered by Disqus