balsamik-outfit

Il m’a fallu du temps avant de me sentir bien dans ma peau. Et encore, je dis “bien dans ma peau”, mais je vous garantis que tous les jours, j’ai des doutes et des chagrins… On n’est jamais satisfait(e)s (les garçons aussi, oui oui!) à 100% de ce que la nature nous a donné. Trop petit(e), trop gros(se), trop maigre, trop blond(e), trop blanc(he), la liste des “problèmes” que l’on épingle quand on se regarde dans le miroir ne connaît comme limite que notre imagination.

J’ai eu du mal, pendant mon adolescence et post-adolescence, à apprivoiser ce corps qui, au fil des années, semblait pourtant s’installer de façon de plus en plus sûre. Un corps généreux, avec des fesses, des cuisses, des seins, un ventre. Un corps dont j’hérite avec fierté, car c’est celui de mes ancêtres algériennes, à la féminité exacerbée, aux formes assumées. Pas que j’ai vraiment eu le choix non plus – j’ai plutôt appris à m’accepter et à me regarder en face.

Pendant des années, je me suis efforcée de rentrer dans LE moule: mince, ventre plat, petits seins, fesses petites et fermes. Pourtant, j’avais beau faire des régimes, sauter des repas, fumer au lieu de manger… même à mon point le plus mince, ça dépassait de tous les côtés.

Heureusement, à ce moment-là sont arrivées dans notre paysage médiatique Beyoncé, les soeurs Kardashian, Rihanna et autres femmes plantureuses. D’un coup, avoir de grosses cuisses, des fesses rebondies et un petit ventre semblait beaucoup plus enviable – ou tout du moins acceptable. Sans pour autant détrôner la sacro-sainte silhouette de Kate Moss, c’était une alternative, et ça me filait un sacré coup de main niveau confiance en moi.

En grandissant, je me suis également confrontée au regard qui se posaient sur moi. Alors qu’à l’adolescence, on essuie moqueries, jalousies et méchancetés, les années semblent changer ce rapport avec les autres. On entend des compliments sur notre corps, on se rend compte qu’il plaît, on apprend qu’il n’a pas à être une tare.

Et même si actuellement, l’idéal de la taille zéro semble confortablement installé sur son trône, on assiste bel et bien à une petite révolution. On se décomplexe, on apprend à s’aimer comme on est. Les idoles “curvy” naissent, les collections “grandes tailles” inondent le marché (enfin, surtout en ligne), la diversité des corps commence à faire partie de notre quotidien.

balsamik-outfit-3

Dans ce cadre, je ne pouvais qu’applaudir l’initiative de Balsamik, qui m’a récemment contactée pour tester leur e-shop et y commander une tenue. Le principe: tous les vêtements existent pour toutes les morphologies, simplement ils sont adaptés en fonction de chacune: les coupes diffèrent donc légèrement en version petite, grande, fesses rondes, ventre… Ce qui me plaît dans le concept, c’est que la frontière entre la collection “normale” et celle pour les “autres” est complètement bannie. Tout le monde est mis sur le même pied. Pas de modèle à suivre, juste une multitude de combinaisons possibles.

J’ai donc commandé un pull en cachemire (dont je ne me sépare déjà plus), une veste kaki légère et une paire de sandales à talons (100% cuir et avec un talon qui a pile poil la bonne hauteur), et je suis ravie! La recherche sur le site est facile, on peut procéder de façon traditionnelle (par catégorie, couleur…) ou par morphologie. La livraison était rapide, les articles sont de bonne qualité, bref, vraiment une bonne surprise.

balsamik-outfit-2

Veste, pull et sandales – BALSAMIK

Jean – TOPSHOP

Collier – &OTHER STORIES

Aujourd’hui, je sais que mon corps est ce qu’il est, et que la seule chose à faire, c’est de l’accepter, de le chérir, de le mettre en valeur, de le porter comme le plus précieux de tous mes vêtements. Evidemment, j’ai encore des progrès à faire pour sa santé et sa longévité: manger moins gras, boire moins d’alcool, faire du sport… mais je ne me bats plus contre lui désormais, et on profite de la vie, ensemble.